N'entends-tu plus ces mots d'Amour
Qui t'enlacent dans le subtil
De leur éloquence fébrile?
T'a-t-on rendue aveugle et sourd?
Déjà mon amitié, tu sais, n'est pas la moindre:
Mon cœur est tout à toi, mon âme t'est acquise.
Fais que nos rêves fous sans fin se réalisent
Dans cette préscience que j'eue.
Je t'en supplie ne tarde plus
Et viens, selon nos voeux, au plus tôt me rejoindre.
Ne vois-tu plus mes mots d'Amour
Brodés de jouvence éternelle
Et ma nostalgie qui t'appelle
Infiniment, depuis toujours?
Réveille-toi et vois enfin ce que j'évoque:
Choisis-moi comme ange-gardien de ton Bonheur,
Enchante-moi enfin dans un accord majeur
D'une promesse indélébile,
Et, quel que puisse être son style,
Guide-moi jusqu'à toi d'un mot sans équivoque.
N'entends-tu pas mes mots d'Amour
Perpétrés à perpétuité
Depuis de folles annuités?
Vois! … Je n'attends que ton retour.
De trois mots de ma plume blême
Et peut-être à vos yeux, indigne,
Qu'importe! Je persiste et signe:
Sachez qu'à jamais je vous aime.
Voilà bientôt deux ans déjà
Que je flirte avec ton absence.
Poursuivant chacun de mes pas,
Elle m'accompagne en silence.
Je sais, je lui suis infidèle
Et je la trompe en permanence,
Seriez-vous deux âmes jumelles
C'est toujours à toi que je pense.
J'aurais voulu qu'elle ait ta voix,
J'aurais voulu qu'elle ait ton rire…
Mais je ne comprends pas pourquoi
Elle s'obstine à ne rien dire.
Bien qu'on la confonde avec celle
Qui déchaine en moi les passions,
J'ai bien pensé rompre avec elle
Pour mettre fin à l'illusion.
Ainsi la place qui de droit
T'appartient, ce, depuis toujours
Te reviendrait selon la loi
Immuable de mon Amour.
Joyeuse Saint-Valentin Princesse!
Dans l'horizon fiévreux de mes constants désirs,
Je distingue parfois son aura, son sourire,…
Et je ne veille plus qu'à l'éclosion du jour
Qui verra conjuguer nos deux cœurs, notre amour.
Oublions, pour un temps, le temps et ses méfaits,
Le passé, bien des fois, ne me fut qu'imparfait,
Et le présent blêmi, d'instants sans concordance,
A cessé d'exister au jour de son absence.
Laissons-les trépasser… Que nos seuls souvenirs
Mémorisent le vœu des heures à venir,
Que trahit toute la nonchalance mutine
De ces deux aiguilles aux lenteurs assassines.
La trotteuse aura beau égrainer mon chagrin,
D'un supplice chinois dont elle eut fait l'emprunt,
Au regard, autrefois, des perles lacrymales
Qui tombaient sur mes joues dans un même intervalle…
Jouons-nous, à présent, des relativités
Comme si elles n'avaient jamais existées.
De ce passé décomposé, il est grand temps
Qu'enfin notre futur devienne le présent.
Obscur au meilleur interprète,
Dans notre corps à l'abandon,
Bien trop souvent sans queue ni tête,
Le songe n'est pas du coton.
Se pourrait-il, en la matière,
Qu'il soit plus avant constitué
De l'énergie élémentaire
Dont seraient faites nos pensées?
Dans mes délires noctambules,
Il m'arrive parfois pourtant,
Rendons grâce à ces particules,
De te rejoindre pour un temps.
Alors que mes protons t'enlacent
Bien plus librement que mes bras,
Preuve que l'amour est tenace,
J'exulte inconsciente en mes draps.
Se peut-il que mon rêve ainsi,
Soit en fait de chair et de sang,
D'espoir et de désir aussi,
A la fois bonheur et tourment?