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Bienvenue chez Pauline



 

Point de Croix

le 29/11/2011 à 19h37

 


Sans rien faire dans la dentelle,


Mon regard a donc dérapé


Sur vos envoûtements charnels,


Et mes yeux, pardi, ont brodés...


 


Ce fut l'insensé coup de foudre


Pour une fermeture Eclair...!


Il n'est point moment d'en découdre,


Ne voyez-vous mon coeur aux fers?


 


Peut-il être pire à mon songe


Qu'épingler ici mon bonheur,


Dans ce grand tissu de mensonges,


Où s'effilochent vos douceurs...?


 


N'en faites pas tout un poème,


Votre âme pâme et se la joue


En devinant que je vous aime


Dans cet ouvrage que j'avoue.


 


Ainsi, sous toutes ses coutures,


Le silence a trahi l'émoi.


J'aurais certes dû, oui, pour sûr,


Filer avant qu'elle me voie!


 


Sous couleur de le censurer,


Vers un chemin, sans point de croix,


Où je me croyais aiguillée,


Je fus reprise,... malgré moi.

Lobe session

le 25/10/2011 à 19h15


Remember me… Remember me…


Des mots, dont je n'ai pas trahi


La mémoire,


Dans mes sentiments rémanents,


Au tournant ou détournement


De l'histoire.


 


Passé, présent ou avenir,


Tu as drapé mes souvenirs


De tes lois.


Toutes mes pensées convulsives


Impriment en leitmotiv…


Toi… Toi… Toi…


 


Disque rayé sur l'infini,


Souviens-toi en… Remember me…


Dans l'oubli


Où je me démène sans toi.


Penses-tu à moi quelquefois,


Où je suis?


 


Réminiscence en fixation,


Hantée de circonvolutions


Sans histoire,


Remember me… Remember me…


Des mots qui n'ont jamais trahi


Ta mémoire.

Que fétu...?

le 21/10/2011 à 18h56

 


Tel un pantin de paille, égérie crucifiée,


Plantée au beau milieu de son champ visionnaire,


N'en déplaise à tout jardinier,


J'attends, fébrilement, les deux bras grand ouverts,


Que vienne se poser mon beau moineau blessé.


 


Quand parfois les vents se déchaînent,


J'imagine un ciel plus clément


Où mon bel oiseau serait mienne.


Vous! là! prenez-en de la graine


Et tâchez d'être plus conscients


De ce que vous semez au vent!


 


Aux glaciations de son absence,


Sachez-le bien, j'ai tenu bon,


Saison après saison… Patience!


Le plus dur est passé, je pense.


Je suis sure d'avoir raison:


Reviendra le temps des moissons.


 


Moi, le pantin de paille, ardemment sacrifié,


Sous l'intempérance de vos intempéries,


Je crierai: "honte au jardinier!",


En couvrant d'un baume d'amour le cœur meurtri


De mon plus bel amour ailé.

Or au scope

le 23/06/2011 à 18h09


Tandis que vous vous rebelliez


Par défi des constellations,


Mon coeur au vôtre s'est lié,


Prisonnier de ce corps, pion


D'un époustouflant jeu de dames,


Et je garde en moi l'espérance,


Dans l'hégémonie de mon âme,


Que penche vers moi la balance.


 


Ne fûtes-vous pour moi qu'une étoile filante


Qui déroba mon voeu au secret d'un aveu?


Je suis restée pour vous dans l'attente patiente


D'un rendez-vous, en d'autres temps, sous d'autres cieux.


 


Comprenez de quoi il s'agit:


Taire la souffrance est un leurre,


A l'Amour elle n'obéit


Qu'en causant du tort au Bonheur.


Le cancer de mes sentiments,


En gangrenant mes vers sauvages,


Sera l'écho de mon tourment,


Ses séquelles au fil des âges.


 


Ne fûtes-vous pour moi qu'une étoile filante


Qui déroba mon voeu au secret d'un aveu?


Je vais restée pour vous dans l'attente patiente


D'un rendez-vous, en d'autres temps, sous d'autres cieux.


 


Dans la peur que l'encas prit cornes,


Sous le sort de mes émotions,


Persiste l'effusion sans borne


Trahie d'une vierge intention.


La voulions-nous indélébile,


Ou ai-je pêché, dans ma foi,


Que déjà mon poisson d'avril,


M'avait glissé entre les doigts...?